13 juin: Trek vers Pa Dali
Non ! Vraiment pas bonne nuit. C'était pratiquement impossible de dormir dans cette cabane. La planche était dure comme du bois. La nuit ne suffira pas à trouver une bonne position. Sev a été sauvé par la moustiquaire de Béa. Les petits cafards trottinent sur la tête des autres. On ne traine pas sur la planche, dès le lever du jour, on est debout. On n'a pas faim, on ne mange presque rien au petit déjeuner... Peut-être parce qu'on a mal partout.
Il pleut. On part marcher avec la cape, bien que la pluie s'arrête dès les premiers mètres. On retrouve notre chemin de boue en forte montée jusqu'à l'Indonésie qu'on atteint en 1h20. Patrick et Mumu vont voir la borne officielle séparant la Malaisie et l'Indonésie à quelques mètres en pleine forêt. Cette borne est gardée par une armée...de sangsues. Ce n'était qu'une excursion. Il faut redescendre au refuge où on déjeune.
En début d'après midi, on reprend les sacs et la diretion de Pa Dali. Le guide nous conseille à juste titre de mettre nos chausettes anti-sangsue pour la première fois. Elles se portent sous les chaussettes. Dès le début, on traverse la rivière, nos chaussures sont pleines d'eau pour l'après-midi.   On doit passer quelques ponts faits de tronc ou de bambous assez difficiles. Le pire d'entre eux n'est pas très long mais n'a pas de rampe. Il fallait en même temps surveiller les sangsues. Sitôt que l'on passe, elles se dressent pour se coller aux chaussures, grimper aux chaussettes et se coller sur une partie dénudée du corps.
Le chemin est glissant. On entend "Au Secours !!!::". Sev est tombé sur le dos et son sac l'empêche de se relever. Les bras et les jambes s'agitent frénétiquement. Une véritable tortue à l'envers.
On sort enfin de la forêt . Aux premiers cultures, on fait un long arrêt. On en profite pour vider les chaussures qui grouillent de sangsues. On arrive au village après 3h30 de marche. On s'installe dans une jolie maison en bois. Oui ! Il y a des matelas dans les chambres ! Et on a aussi une salle d'eau...Elle se compose d'un grand baquet d'eau froide et d'un petit récipient avec lequel on s'asperge. En attendant le repas, on aide les petites filles de la famille à faire un puzzle. Bon repas de riz, de porc sauvage et de "légumes verts". Malheureusement, on ne mange pas avec la famille. Ils attendent devant la télé qu'on ait fini pour prendre notre place.
PS : nous rajoutons les photos aux articles précédents et dans l'album "Bornéo".
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