16 juin : Retour à Bario
Ce matin, le réveil local est constitué d'un tambourin à 5h15, suivi d'un autre provenant d'un autre endroit du village, puis 5 minutes plus tard, le tocsin, qui déclenche le hurlement de tous les chiens alentours. Sev se réveille le visage enflé par la piqure à la tête. Après quelques minutes d'observation, Mumu s'exclame qu'elle ressemble à Avatar. Notre expérience de la veille nous incite à rejoindre Bario par la piste et non par la forêt, nous partons à 8h via l'éternel chemin boueux. Une heure plus tard, la 1ère voiture de la journée nous double et s'arrête spontanément. Vu son état, Sev choisit le plan B : la voiture l'emporte vers Bario avec les sacs de la porteuse. Gros coup de bol, la voiture suivante n'est passé que 3h plus tard !! Elle se propose de nous emmener à Bario mais les filles déclinent la proposition car Patrick n'a pas encore rejoint les filles.
Depuis le début du trek, il nous manquait la pluie. Elle arrive enfin à l'heure du déjeuner. Dès les 1ères gouttes, la piste se transforme en patinoire. On s'arrête pour manger dans un abri de chantier. Les filles attendent l'arrivée de Patrick avec impatience : C'est lui qui porte les rations de riz ! Pendant ce temps, Sev est arrivée à Bario après quelques sueurs froides (son chauffeur avait une conduite très sportive et s'est enlisé dans le boue). Elle se repose maintenant tranquillement dans son lit et a une pensée pour ses camarades toujours sur la route.
Le reste du groupe reprend sa marche après le déjeuner. La pluie s'est heureusement arrêtée. Une nouvelle pause permet de prendre le thé chez des amis de notre guide. Très bon accueil ! Le guide annonce alors qu'il reste encore 3h de marche. On repart mais la marche est de plus en plus pénible. La fin de la marche vers Bario semble interminable. On se motive en pensant àun coca ou à une bière bien fraiche. Mumu et Clo, pressées d'arriver, devancent le guide, la porteuse et Patrick (quelques centaines de mètres plus loin). Enfin !!!! Bario est là. On l'a fait en 9h. Tout le monde est épuisé, même le guide et la porteuse.
Le trek est terminé, chacun a mérité son coca (1 pour 2) et une bière chaude.
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